L’auto-entrepreneur est un dispositif, qui permet à une entreprise, relevant du régime fiscal de la micro-entreprise, de bénéficier de modalités simplifiées de calcul des cotisations sociales et d’impôt sur le revenu ainsi que d’obligations administratives et comptables allégées.
Particulièrement adapté aux personnes souhaitant tester un projet, l’auto-entrepreneur reste, juridiquement, une entreprise individuelle, dont la responsabilité est illimitée.
En 2016, l’auto-entrepreneur devient le « micro-entrepreneur ».
Ce dispositif fiscal permet à toute personne de créer une entrepreneur individuelle, sous le régime fiscal de la micro-entreprise et de bénéficier, ainsi :
Particulièrement adapté aux personnes souhaitant tester un projet, ce statut est compatible avec celui :
Le micro-entrepreneur reste, juridiquement, une entreprise individuelle, dont la responsabilité est illimitée.
Afin de protéger son patrimoine personnel, le dirigeant peut alors créer une Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL).
Les seuils de chiffre d’affaires annuel , dépendent de l’activité exercée et sont fixés pour 2018, à :
Depuis janvier 2018, les seuils du régime micro-entreprise ne sont plus alignés sur ceux de la franchise en base de TVA.
Par exemple, un prestataire de services qui démarre son activité au 1er juillet 2018 ne devra pas réaliser, en 2018, plus de 35 000 € de chiffre d’affaires soit 70 000 € x 6 mois / 12 mois.
Les seuils annuels de chiffre d’affaires, de la franchise en base de TVA, restent fixés, en 2018, à :
Ainsi, tant que ces plafonds ne sont pas dépassés, les entreprises concernées sont dispensées de facturer de la TVA à leurs clients.
C’est donc une facture :
En contrepartie, elles ne peuvent plus « récupérer » la TVA payée sur l’intégralité de leurs dépenses ( achats, frais et investissements).
Dès que les seuils annuels de la franchise en base de TVA, sont franchis, les entreprises concernées devront facturer de la TVA à leurs clients, dès le premier jour du mois de dépassement de ces plafonds.
En contrepartie, la TVA payée sur les dépenses devient « récupérable ».
Les entreprises restent, néanmoins placées sous le régime fiscal de la micro-entreprise, leur permettant de calculer leurs cotisations, en pourcentage du chiffre d’affaires.
| Changements 2018 |
Franchise de TVA |
TVA à facturer aux clients |
|---|---|---|
| Commerce et hébergement | Jusqu’à 82 800 € de C.A |
De 82 800 € à 170 000 € |
| Prestations de services | Jusqu’à 33 200 € de C.A |
De 33 200 € à 70 000 € |
| Mentions sur factures | Facture en H.T TVA non applicable Art. 293B du CGI |
Facture en HT + TVA : TTC |
Depuis janvier 2015, le micro-entrepreneur doit obligatoirement s’immatriculer à :
quelle que soit la nature de son activité, principale ou complémentaire.
Cette immatriculation gratuite lui permettra d’obtenir, comme toutes les autres entreprises :
Le stage préparatoire à l’installation (SPI) est devenu obligatoire depuis janvier 2015, pour tous les micro- entrepreneurs exerçant une activité artisanale, qu’elle soit principale ou complémentaire.
Le micro-entrepreneur calcule et paye, chaque mois ou chaque trimestre, l’ensemble de ses cotisations sociales personnelles obligatoires, en fonction du chiffre d’affaires réalisé.
Le pourcentage à appliquer dépend de l’activité exercée ; il est, pour 2018, de :
Les charges ainsi calculées, sont définitives et ne feront jamais l’objet d’une régularisation annuelle.
Une entreprise qui réalise un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas les limites du régime micro-entreprise, peut renoncer au statut du micro-entrepreneur et choisir un régime réel, s’il est plus favorable.
En effet, ces taux de cotisations sociales, relativement faibles, s’appliquent sur la totalité du chiffre d’affaires et non sur le bénéfice.
Un micro-entrepreneur qui a beaucoup de charges ( achats, loyers, frais divers …) aura sans doute intérêt à choisir un régime réel d’imposition, qui en permettra la déduction.
Ainsi, la base de calcul des cotisations sociales en sera diminuée.
Le micro-entrepreneur peut bénéficier de l’aide à la création d’entreprise (ACCRE), s’il est demandeur d’emploi ou bénéficiaire de minima sociaux, par exemple.
Un document spécifique doit être rempli et déposé au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), en même temps que le dossier d’immatriculation.
Si la demande d’exonération partielle est acceptée, des taux de cotisations minorés et progressifs, qui dépendent de l’activité exercée, seront alors appliqués, conformément au tableau suivant.
| Activité | Période 1 | Période 2 | Période 3 |
| Ventes | 3,20 % | 6,40 % | 9,60 % |
| Prestations de services | 5,50 % | 11,00 % | 16,50 % |
| Activités libérales | 5,50 % | 11,00 % | 16,50 % |
Le micro-entrepreneur, peut également, sur option à formuler, payer chaque mois ou chaque trimestre :
Le pourcentage à appliquer dépend, comme pour les cotisations sociales, de l’activité exercée. Il est, en 2018, de :
Pour y prétendre en 2018, le revenu fiscal de référence du micro-entrepreneur, ne doit pas excéder 26 764 €, par part de quotient familial, en 2016.
| Activité | Cotisations sociales | Impôt sur le revenu | Total |
| Ventes | 12,80 % | 1,00 % | 13,80 % |
| Prestations de services | 22,00 % | 1,70 % | 23,70 % |
| Activités libérales (CIPAV) | 22,00 % | 2,20 % | 24,20 % |
– en ventes : 40 000 €
– en prestations : 20 000 €
– 40.000 x 13,80 % = 5 520 €
– 20.000 x 23,70 % = 4 740 €
Le micro-entrepreneur détermine son « revenu imposable », à partir du chiffre d’affaires total, réalisé par l’entreprise, diminué d’un abattement forfaitaire de :
Ce revenu imposable se rajoute aux autres revenus du dirigeant,
(salaires du conjoint, revenus fonciers…) et sera soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR).
| Régime Micro-entreprise |
Commerce & hébergement | Prestations de services | Total |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires |
50 000 | 30 000 | 80 000 |
| Abattement accordé | – 71 % | – 50 % | —– |
| Revenu imposable | 14 500 | 15 000 | 29 500 |
Avant de choisir un statut de société, voici les questions qui sont fréquemment posées par les entrepreneurs en recherche d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur en 2018.
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