Toute entreprise qui relève d’un régime réel d’imposition, doit facturer de la TVA à ses clients. En contrepartie, elle pourra « récupérer » la TVA qu’elle a payée sur ses dépenses.
Les modalités de calcul et de déclarations de la TVA dépendent du régime d’imposition choisi : réel simplifié ou réel normal.
La TVA ou Taxe sur la Valeur Ajoutée, est un impôt indirect sur la consommation, qui concerne la majorité des biens et des services, produits en France.
C’est l’entreprise qui joue un rôle de « collecteur » pour le compte du Trésor Public, puisqu’elle doit :
Ainsi, la TVA à reverser au trésor Public, se calcule, de la façon suivante :
La TVA n’est donc pas une charge pour l’entreprise ; elle l’est pour le consommateur final.
La majorité des opérations réalisées par les entreprises qui ont choisi un régime réel d’imposition, qu’il soit simplifié ou normal, sont soumises à la TVA.
Néanmoins, certaines opérations, spécifiquement prévues par la loi, en sont totalement exonérées. Il s’agit, notamment :
En France métropolitaine, depuis janvier 2014, il existe trois taux de TVA applicables, qui dépendent de l’activité exercée :
Sur l’intégralité des factures émises par l’entreprise, doivent figurer :
Une entreprise a réalisé l’opération suivante :
Quels seront les éléments chiffrés à faire apparaître sur la facture adressée au client ?
Sur les 6.000 € facturés au client, il y aura 1.000 € de TVA collectée, à reverser.
En contrepartie de l’obligation de collecter la TVA sur le chiffre d’affaires qu’elle réalise, les entreprises peuvent « récupérer » la TVA payée, sur les dépenses professionnelles, à leurs fournisseurs.
C’est la TVA déductible qui comprend :
Si la TVA déductible est plus importante que la TVA collectée, l’entreprise est en crédit de TVA.
Cette situation est assez fréquente en début d’activité, où les investissements sont importants alors que le chiffre d’affaires est encore relativement faible.
Le crédit de TVA peut être :
Une entreprise a réalisé les opérations suivantes, au cours du dernier mois :
La totalité des opérations est soumise au taux normal de TVA.
Le chiffre d’affaires a été totalement encaissé.
Quel montant de TVA doit-elle reverser au Trésor Public ?
A l’échéance, les entreprises doivent remplir leur déclaration de TVA, pour déterminer le montant éventuellement dû au Trésor Public.
Depuis octobre 2014, toutes les entreprise doivent, quel que soit :
télé-déclarer et télé-régler leur TVA.
Les modalités de déclaration et de règlement de la TVA dépendent du régime d’imposition choisi, simplifié ou normal.
Ce régime s’adresse aux entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre :
Les entreprises concernées doivent calculer, déclarer et payer leur TVA :
Depuis janvier 2015, les entreprises doivent verser, en cours d’année, deux acomptes semestriels de TVA :
Les créateurs d’entreprise déterminent eux-mêmes, le montant de leurs acomptes, qui doit, néanmoins, représenter au minimum, 80% de la TVA réellement due.
En fin d’année, lors de l’établissement du bilan, les entreprises doivent remplir la déclaration annuelle de TVA (imprimé CA12) qui :
Exemple : Une entreprise a réalisé 120.000 € T.T.C de chiffre d’affaires annuel soumis au taux de TVA de 20%. La TVA déductible de l’année est de 8.000 €. La TVA due, de l’année précédente s’élevait à 10.000 €.
Calculer les échéances de TVA à payer.
Détails des calculs
Ce régime s’adresse aux entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse :
C’est la TVA réellement due qui est calculée, déclarée sur le formulaire CA3 et acquittée tous les mois et non un acompte (comme cela est possible dans le régime réel simplifié).
Depuis janvier 2018, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse :
restent toujours placées sous le régime fiscal de la micro-entreprise.
Néanmoins, elles ne peuvent plus bénéficier de la franchise en base de TVA et devront facturer de la TVA à leurs clients, dès le premier jour du mois de dépassement.
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