La SARL évolue dans un cadre légal et règlementaire, plus strict que celui de l’entreprise individuelle. Ainsi, avant de procéder à son immatriculation, certaines formalités spécifiques aux sociétés doivent être respectées.
Pièce maitresse du dossier d’immatriculation, la rédaction des statuts requiert une vigilance particulière, qui conditionne les règles de fonctionnement de l’entreprise.
Comme toutes les autres sociétés, la SARL évolue dans un cadre légal et règlementaire plus strict que celui de l’entreprise individuelle.
Aussi, avant de procéder à son immatriculation, auprès du CFE compétent, certaine formalités spécifiques doivent être effectuées.
Pièce maitresse du dossier d’immatriculation de la SARL, la rédaction des statuts demande une vigilance particulière, sur certains points qui conditionnent :
L’objet social détermine l’ensemble des activités que la SARL entend exercer. Il ne doit pas être trop restrictif et rester suffisamment large, pour ne pas avoir l’obligation de modifier les statuts, si l’activité doit être étendue.
L’objet social sert de référence pour l’attribution du code APE, qui classe les entreprises, en fonction de leur activité principale.
En outre, si la SARL décide d’embaucher des salariés, c’est l’objet social qui déterminera la convention collective à appliquer.
La dénomination sociale permet d’identifier la société en tant que « personne morale ». A ce titre, elle devra figurer sur tous les documents commerciaux de l’entreprise : devis, factures, courriers….
Elle permet de mieux identifier et personnaliser l’activité de la société.
Aussi, il est conseillé de vérifier, auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) que la dénomination sociale choisie, n’est pas déjà utilisée, pour le même secteur d’activité, par une autre entreprise.
Le siège social correspond à l’adresse administrative de la SARL. C’est le « domicile » de la personne morale ainsi crée.
Il peut correspondre à l’adresse à laquelle est réellement exercée, l’activité de l’entreprise ou bien, à celle où l’administration de la société se fait.
Il peut, même, être installé dans des locaux, mis à disposition, par une société de domiciliation.
Exercice social de la SARL / EURL
Les comptes d’une SARL sont appréciés à la fin de chaque exercice social qui a, en principe, une durée normale de 12 mois.
Cependant, à titre exceptionnel, le premier exercice social peut avoir une durée supérieure, permettant, ainsi, à l’entreprise de démarrer et de produire des comptes sociaux plus favorables.
Les statuts doivent préciser la date de clôture des comptes, qui ne correspond pas forcément, à la fin de l’année civile, pour les sociétés.
Dans les SARL, il peut être judicieux de choisir une autre date, plus en adéquation avec l’activité de l’entreprise.
Exemple : Une SARL est constituée au 1er avril 2018.
En matière de clôture des comptes du premier exercice social, elle aura le choix entre les trois options suivantes, à préciser dans les statuts.
| Options | Date de clôture | Durée du 1er exercice social |
| 1 | 31-12-2018 | 9 mois |
| 2 | 31-03-2019 | 12 mois |
| 3 | 31-12-2019 | 21 mois |
Dans tous les cas, la date de clôture ne pourra pas dépasser le 31 décembre de l’année, suivant celle de la création de la SARL.
Dorénavant, la loi n’impose plus de capital minimum, aux SARL notamment. Il est ainsi possible, légalement, de constituer ce type de sociétés, avec un capital social très faible.
Le montant de ce capital est désormais librement fixé par les associés. Néanmoins, sa répartition ainsi que la nature des apports réalisés, doivent être détaillés dans les statuts.
Or, cette liberté est totalement artificielle et les associés doivent rester vigilants au risque de sous-capitalisation de la société. En effet, le capital constitue la garantie donnée aux créanciers de la société.
Le capital d’une SARL peut être constituée par des apports de nature différente :
Les apports en numéraire correspondent aux liquidités apportées par les associés :
Les apports en nature comprennent les biens mobiliers ou immobiliers (véhicule, matériel, local, fonds de commerce,…), transmis par les associés, à la SARL.
Ce type d’apports doit normalement être évalué par un commissaire aux apports, dont le rapport sera annexé aux statuts.
Néanmoins, les associés à l’unanimité, peuvent décider de ne pas nommer un commissaire aux apports, si :
Dans ce cas, les associés restent personnellement responsables, pendant cinq ans, à l’égard des tiers, de la valeur attribuée aux apports en nature effectués.
Lorsqu’un associé met à la disposition de la SARL, des connaissances ou compétences techniques, on parle d’apports en industrie qui :
Les apports en industrie sont librement estimés, dans les SARL.
Tous les apports en capital, quelle que soit leur nature, donnent droit à l’attribution de parts sociales, dont la répartition entre les associés doit être précisée dans les statuts.
Exemple : Une SARL est crée avec deux associés.
L’associé 1 apporte son véhicule personnel évalué à 5.000 €. L’associé 2 apporte 15.000 € en numéraire.
– 5.000 / 20.000 soit 25% du capital pour l’associé 1
– 15.000 / 20.000 soit 75% du capital pour l’associé 2.
En effet, une grand nombre de décisions requièrent la majorité des droits de vote, comme :
Les associés peuvent également effectuer des apports en comptes-courants, en contrepartie desquels aucune part sociale supplémentaire ne leur sera attribuée.
Il s’agit, en effet, d’avances ou de prêts consentis à la SARL, que celle-ci doit rembourser aux associés, si la trésorerie le permet.
A l’inverse, les apports en capital ne pourront être récupérés par les associés, qu’à la cession ou à la liquidation de la société.
Ainsi, lorsque les associés disposent de fonds personnels importants, il peut être intéressant de mixer ces apports, en limitant la partie constituant le capital.
Conclusion
Créer une SARL requiert une grande vigilance en matière de rédaction des statuts et de respect des formalités d’immatriculation :
Malgré des règles de fonctionnement assez rigides, moins souples que celles des SAS, la SARL reste une forme totalement adaptée à un projet de création d’entreprise.
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