Les modalités d’imposition du bénéfice de l’entreprise dépendent de la forme juridique choisie, en amont, par le porteur de projet.
Ainsi, certaines formes juridiques relèvent, de l’impôt sur le revenu (IR), d’autres, de l’impôt sur les sociétés (IS), dont le niveau d’imposition et les principes de calculs sont totalement différents.
Les modalités d’imposition du bénéfice de l’entreprise dépendent de la forme juridique choisie, en amont, par le porteur de projet.
Ainsi, certaines formes juridiques relèvent, de plein droit :
Il existe néanmoins, dans certains cas, des options possibles mais irrévocables, qui permettent de choisir un régime fiscal différent, sous conditions.
Par exemple, une EIRL soumise de plein droit à l’IR peut, si elle le souhaite, opter pour l’IS.
Toutes les entreprises individuelles ainsi que les EIRL, quel que soit le régime d’imposition choisi (micro-entreprise, réel simplifié ou réel normal), relèvent de l’impôt sur le revenu.
En effet, sous ces formes juridiques, les patrimoines personnel et professionnel de l’exploitant sont confondus. Aussi, le bénéfice de l’entreprise sera imposé au niveau du foyer fiscal du dirigeant.
Le bénéfice imposable relève fiscalement des :
L’impôt sur le revenu (IR)
Le bénéfice imposable de l’entreprise se rajoute aux autres revenus de l’exploitant :
Ainsi, c’est l’ensemble des revenus qui sera soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Si l’entreprise est en perte, celle-ci pourra être imputée sur le revenu global du dirigeant et compenser tout ou partie de ces revenus.
| Tranches de revenus | Taux d’imposition |
| Jusqu’à 9 806 € | 0 % |
| de 9 807 € à 27 085 € | 14 % |
| de 27 086 € à 72 616 € | 30 % |
| de 72 617 € à 153 783 € | 41 % |
| Plus de 152 783 € | 45 % |
* Pour une part de quotient familial où :
– R, représente le revenu imposable,
– N, le nombre de parts du foyer fiscal.
Une entreprise soumise à l’IR a réalisé un B.I.C de 34.000 €.
Quel sera le montant de l’impôt sur le bénéfice à payer dans les deux cas suivants :
Remarque : dans les deux cas, il n’y a pas d’autres revenus.
(34 000 x 0,30) – (5 706,74 x 1) soit 4 493 €.
(34 000 x 0,14) – (1 372,98 x 2) soit 2 014 €.
Conclusion : la situation familiale du dirigeant impacte le montant de l’impôt sur le bénéfice à payer.
Toute entreprise qui déclare des Bénéfices Industriels et Commerciaux (B.I.C) soumis à l’impôt sur le revenu, peut adhérer à un Centre de Gestion Agrée (C.G.A), qui apporte une assistance en matière de gestion.
En effet, le CGA :
Cette adhésion, payante annuellement, permet d’éviter la majoration du bénéfice imposable de 25%.
Depuis janvier 2015, les adhérents du CGA ne bénéficie plus du « délai de reprise » limité à deux ans, en cas de contrôle fiscal.
Le délai de reprise est la durée pendant laquelle l’administration fiscale peut exercer son pouvoir de redressement.
Il est, dorénavant, le même pour toutes les entreprises, qu’elles soient adhérentes d’un CGA ou pas, et reste fixé à trois ans.
Une entreprise soumise à l’IR a réalisé un B.I.C de 26.000 €.
Quel sera le montant de l’impôt sur le bénéfice à payer dans les deux cas suivants :
Remarque : dans les deux cas, l’exploitant est célibataire, sans enfant.
Toutes les SARL « pluripersonnelles », les SAS ainsi que les SASU, relèvent de plein droit, de l’impôt sur les sociétés (IS).
Contrairement aux structures juridiques soumises à l’IR, la totalité des rémunérations versées au dirigeant pourront être déduites, pour déterminer le bénéfice imposable de la société.
Le résultat fiscal de l’entreprise est taxé, de façon indépendante, sans tenir compte :
Il y a par conséquent, trois niveaux d’imposition, dans ce type de structures juridiques :
* pour 12 mois d’activité. Le capital social doit être totalement « libéré » c’est-à-dire versé et détenu à plus de 75 % par des personnes physiques.
Une entreprise, soumise à l’IS, a réalisé une résultat imposable de 50 000 €, pour 12 mois d’activité.
Son chiffre d’affaires est de 380 000 € H.T.
Quel sera le montant de l’impôt sur le bénéfice à payer ?
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