L’entreprise individuelle est la forme juridique la plus simple, pour démarrer une activité et la moins couteuse, en matière d’immatriculation.
Néanmoins, elle présente un inconvénient majeur : le patrimoine de l’entreprise et celui de son exploitant sont totalement confondus. Ainsi, le dirigeant reste solidaire des dettes son entreprise et responsable indéfiniment sur son patrimoine personnel.
Pour limiter cette responsabilité, le dirigeant qui ne souhaite pas créer une société et rester en « nom propre », peut constituer une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).
L’entreprise individuelle est la forme juridique la plus simple, pour démarrer une activité et la moins couteuse, en matière d’immatriculation.
Néanmoins, elle présente un inconvénient majeur : le patrimoine de l’entreprise et celui de son exploitant sont totalement confondus. Ainsi, le dirigeant reste solidaire des dettes son entreprise et responsable indéfiniment sur son patrimoine personnel.
Pour limiter cette responsabilité, le dirigeant qui ne souhaite pas créer une société et rester en « nom propre », peut constituer une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).
L’EIRL s’adresse à tous les entrepreneurs individuels :
L’EIRL est une forme juridique, qui peut être adoptée :
Tous les régimes d’imposition sont compatibles avec l’EIRL :
Pour créer une EIRL, il suffit de déposer une déclaration d’affectation du patrimoine professionnel, dont un modèle est remis gratuitement par les Centres de Formalités des Entreprises (CFE).
Cette déclaration sera, ensuite, enregistrée au :
Avec cette déclaration, l’exploitant protège ses biens personnels de ses créanciers professionnels dont la seule garantie est constituée par le patrimoine professionnel.
Cette déclaration doit comporter :
Voir tableau dans la vidéo
Dans ce cas, le rapport d’évaluation sera annexé à la déclaration de patrimoine.
Si les règles d’évaluation et de constitution du patrimoine d’affectation, ne sont pas respectées, les patrimoines professionnel et personnel de l’exploitant sont à nouveau confondus.
Exemples d’irrégularités :
Ainsi, l’entrepreneur individuel redevient responsable des dettes de l’entreprise, sur la totalité de son patrimoine.
Contrairement à l’entreprise individuelle, soumise de plein droit à l’impôt sur les revenus (IR), l’EIRL peut opter pour l’impôt sur les sociétés (IS). Cette option est irrévocable.
L’impôt sera, ainsi, calculé sur le bénéfice de l’entreprise, après déduction de la rémunération du dirigeant.
Même si elle n’a pas de personnalité morale, l’EIRL reste redevable de l’impôt sur le bénéfice, calculé à partir du barème de l’IS.
L’exploitant devra acquitter l’impôt sur les revenus, sur les rémunérations prises et les « dividendes » éventuellement prélevés.
Le bénéfice fiscal de l’EIRL ayant opté pour l’IS, est soumis depuis janvier 2017, à des taux d’imposition différents :
Cette option pour l’IS, ne concerne que les entreprises qui ont choisi un régime réel d’imposition, qu’il soit simplifié ou normal.
Les entreprises individuelles relevant du régime fiscal de la micro-entreprise, dont les auto-entrepreneurs, en sont totalement exclus.
L’EIRL relève du régime social des travailleurs non salariés (TNS), qu’elle reste soumise à l’impôt sur les revenus (IR) ou bien, qu’elle opte pour l’impôt sur les sociétés (IS).
Néanmoins, la base de calcul des cotisations sociales du dirigeant, dépend du régime fiscal choisi.
| Régime fiscal | Base de calcul | Observations |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | Bénéfice de l’entreprise |
Rémunérations de l’exploitant non déductibles |
| Impôt sur les sociétés | Rémunérations de l’exploitant | Effectivement versées |
| Eléments annuels | EIRL à l’IR | EIRL à l’IS |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires H.T | 100.000 | 100.000 |
| – Charges (hors rémunérations) | 60.000 | 60.000 |
| – Rémunérations du dirigeant | Non déductibles | 24.000 |
| = Bénéfice imposable | 40.000 | 16.000 |
| Assiette cotisations sociales | 40.000 | 24.000 |
| Taux moyen cotisations RSI | 46 % | 46 % |
| Cotisations à payer | 18.400 | 11.040 |
L’impôt sur les sociétés permet de maîtriser l’assiette et donc le montant des cotisations sociales à payer au RSI.
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