Pour faire face à ses besoins de financements, l’entreprise doit se procurer des ressources qui peuvent être d’origine externe, comme les emprunts bancaires, ou interne.

La capacité d’autofinancement représente l’ensemble des ressources internes que l’entreprise est capable de dégager, grâce à son activité. Elle doit être suffisamment importante pour permettre, notamment le remboursement du capital emprunté et la rémunération du dirigeant.

Pourquoi calculer sa capacité d’autofinancement ?

Pour faire face à ses besoins de financements, l’entreprise doit se procurer des ressources.

Celles-ci peuvent être d’origine externe ou interne.

Les :

  • emprunts bancaires,
  • apports effectués par les associés dans les sociétés,
  • subventions ou aides obtenues,

constituent des ressources externes.

La capacité d’autofinancement ou C.A.F représente l’ensemble des ressources internes :

  • dégagées par l’activité de l’entreprise,
  • sur une année fiscale et comptable, appelé « exercice ».

Elle doit être suffisamment importante pour permettre, principalement :

  • le remboursement du capital emprunté,
  • la rémunération du dirigeant, sous forme de :

prélèvements, dans les entreprises individuelles,

dividendes, dans les sociétés.

Mais, elle peut également, servir à :

  • financer de nouveaux investissements,
  • renforcer le fonds de roulement,
  • augmenter la marge de sécurité financière,
  • couvrir des pertes éventuelles ou des risques.

En résumé, la capacité d’autofinancement mesure :

  • la capacité de développement de l’entreprise,
  • son degré d’indépendance financière,
  • son potentiel d’endettement.

Attention !

Il ne faut pas confondre la capacité d’autofinancement avec le résultat net de l’exercice :

  1. Le résultat net est un indicateur de la rentabilité de l’entreprise, dont le calcul intègre des charges et des produits « calculés » comme les amortissements, qui ne correspondent pas à une sortie « effective » de trésorerie.
  2. La CAF représente la ressource financière réellement générée par l’activité de l’entreprise, compte tenu des entrées et des sorties « réelles » de trésorerie.

Comment calculer sa capacité d’autofinancement ?

Il existe deux méthodes de calcul, de la capacité d’autofinancement :

  1. la méthode « soustractive », qui explique la formation de la CAF à partir de l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE).
  2. la méthode « additive », qui détermine la CAF, à partir du Résultat net de l’exercice.

Remarque : Nous limiterons nos exemples à cette deuxième méthode

Dans cette méthode, la formule à retenir est la suivante :

  Résultat net de l’exercice

+   Dotations aux :

  • amortissements
  • dépréciations
  • provisions

  Reprises sur :

  • amortissements
  • dépréciations
  • provisions

–  Quote-part de subventions d’investissements virés au compte de résultat

–  Plus-values sur cessions d’immobilisations

=   Capacité d’autofinancement

Exemples de calcul de la CAF

Exemple 1 : Cas de la création d’entreprise

Calculer la CAF de l’entreprise DUPONT, dont le compte de résultat prévisionnel fait apparaitre les éléments suivants :

  • Résultat net de l’exercice 14.000 €
  • Dotations aux amortissements  8.000 €
     Résultat net 14.000 €
+   dotations aux amortissements 8.000 €
=   Capacité d’autofinancement 22.000 €

 

Exemple 2 : Cas d’une entreprise déjà existante

Calculer la CAF de l’entreprise KEZAKO, dont le compte de résultat de l’exercice, fait apparaitre les éléments suivants :

  • Résultat net de l’exercice 19.000 €
  • Dotations aux amortissements 6.000 €
  • Dotations aux dépréciations 7.000 €
  • Reprises de dépréciations 5.000 €
  • Plus –values sur cessions de matériel 3.000 €

 

     Résultat net 19.000 €
+   Dotations aux amortissements 6.000 €
+   Dotations aux dépréciations 7.000 €
–     Reprises sur dépréciations 5.000 €
–   Plus-values sur cessions 3.000 €
=   Capacité d’autofinancement 24.000 €

 

L’entreprise dispose de 24.000 € pour, en priorité, :

– rembourser le capital emprunté
– verser des
dividendes aux associés, dans les sociétés   – permettre les prélèvements de l’exploitant, dans les entreprises individuelles.

Capacité d’autofinancement et autofinancement net ?

La différence entre :

  • d’une part, la capacité d’autofinancement ,
  • d’autre part :
    • le remboursement du capital emprunté,
    • les dividendes versés aux associés
    • les prélèvements versés à l’exploitant
    • les remboursements de comptes-courants d’associés,

permet de calculer l’autofinancement « net » que l’entreprise est capable de dégager, de son activité.

       Capacité d’autofinancement
           Remboursement du capital emprunté
           Dividendes versés aux associés ( si sociétés)
           Remboursement des comptes-courants (si sociétés)
           Prélèvements de l’exploitant (si entreprise individuelle)
         Autofinancement net

 

Reprenons l’exemple précédent :

  • Remboursement du capital emprunté 6.000 €
  • Dividendes versés aux associés 10.000 €

 

     Capacité d’autofinancement 24.000 €
–     remboursement du capital emprunté 6.000 €
–     dividendes versés 10.000
=   Autofinancement net 8.000 €

 

Comment analyser la capacité d’autofinancement ?

A partir du ratio suivant :

Dettes financières x 100/CAF

Cet indicateur permet de calculer la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes financières.

Idéalement, le ratio ne doit pas être supérieur à 3 (norme bancaire).

Le calcul de la capacité d’autofinancement
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